Le Québec Perd Une Légende qui Restera Vivante à Tout Jamais. Repose en Paix Ludger Proulx ! AEW, Impact, NJPW, ROH ex WWE Indy Nouvelles by Rodrigue Tousignant - août 12, 2026août 12, 2026 Ludger Proulx : un bâtisseur de la lutte québécoise La lutte québécoise vient de perdre un homme qui aura consacré une immense partie de sa vie à cette passion, mais surtout un homme qui aura contribué à faire en sorte qu’elle continue d’exister lorsque plusieurs auraient pu croire que les belles années étaient derrière nous. C’est son frère Serge Proulx qui en a fait l’annonce ce matin, suite à un long combat de la part de Ludger. Ludger Proulx n’était pas seulement un lutteur, ni seulement le fondateur de la ICW, il était de ces hommes qui faisaient partie du tissu de la lutte québécoise et dont l’influence se mesure souvent davantage dans les gens qu’ils ont aidés que dans les titres qu’ils ont remportés. Son parcours avait commencé bien avant la ICW, alors qu’il appartenait à une génération qui devait apprendre le métier dans les salles et les écoles de la province, notamment aux Loisirs Saint-Jean-Baptiste, où il a côtoyé plusieurs de ceux qui allaient ensuite faire leur chemin dans la lutte québécoise. C’est également là où il a lui même enseigné les bases à Carl Ouellet qui allait devenir trois fois champion par équipe de la WWE avec l’un des frères Rougeau. Ludger a ensuite fait son chemin jusqu’à Lutte Internationale, la grande promotion montréalaise des années 1980, où il s’est retrouvé dans le même univers que plusieurs des plus grands noms de la lutte québécoise de cette génération. Les archives de Lutte Internationale le situent notamment en 1985 et 1986, et les résultats conservés permettent de retrouver son nom face à des adversaires comme André Malo, Armand Rougeau et Gino Brito Jr., ainsi qu’en équipe avec Rocky De La Serra. Ces quelques résultats ne racontent évidemment pas toute sa carrière, mais ils permettent de replacer Ludger là où il doit être dans l’histoire, parmi les lutteurs québécois qui ont fait vivre la lutte à une époque où elle constituait encore une véritable industrie locale. Ludger avait aussi croisé la route d’un jeune lutteur qui allait éventuellement devenir une légende mondiale. Le 30 avril 1984, au Brantford Civic Centre en Ontario, Ludger affrontait Bret Hart, alors présenté sous le nom de Buddy « The Heart-Throb » Hart pour Maple Leaf Wrestling, et cette rencontre a heureusement été conservée sur vidéo afin que l’on puisse encore aujourd’hui voir ces deux hommes à un moment bien différent de leurs carrières respectives. Lorsque Lutte Internationale a disparu, Ludger ne s’est pas contenté de regarder la lutte québécoise perdre peu à peu ses endroits où travailler, il a décidé de bâtir quelque chose de nouveau. C’est en 1989 que Ludger Proulx et Carl « Ninja » Langlois ont créé la ICW, avec Serge Proulx qui allait rapidement devenir une figure importante de la promotion, et les archives historiques contemporaines de la scène québécoise donnent cette année comme celle de la création de l’organisation. La ICW allait devenir bien plus qu’une compagnie qui présentait des galas à Montréal, parce qu’elle allait offrir à une nouvelle génération un endroit où apprendre, travailler, expérimenter et simplement avoir une chance de monter dans un ring devant un public. Ludger et Serge ont également contribué à former des lutteurs, mais leur travail ne s’est pas limité à ceux qui allaient devenir des vedettes connues du grand public, puisque la ICW a servi de véritable école à toute une génération de personnes qui allaient occuper différents rôles dans le monde de la lutte. Parmi ceux qui ont bénéficié de cette influence se trouve plusieurs noms connus dans le milieu au Québec qui ont été entraînée par Ludger et Serge Proulx avant de poursuivre une carrière internationale qui allait faire d’elle l’une des grandes figures de la lutte féminine québécoise. Il y a aussi une histoire beaucoup plus personnelle dans cet héritage, puisque Ludger et son frère Serge ont contribué à former Dark Cash, le manager qui allait par la suite devenir l’un des personnages les plus influents de la lutte dans l’Est du Canada. Dark Cash allait ensuite poursuivre son propre chemin dans le milieu, Jason Descôteaux de son vrai nom, qui allait notamment cofonder Info-Lutte avec Michel Bédard, Luc Denoncour et Bruno Beauregard et en demeurer le président depuis 2001. Le site présente aujourd’hui encore Jason comme cofondateur d’Info-Lutte et rappelle son parcours de manager commencé à la fin des années 1990. Le nom InfoLutte vient directement de Ludger Proulx qui l’avaient enregistré pour eux. Ce passage d’une génération à l’autre résume assez bien ce que Ludger représentait, puisqu’il ne cherchait pas uniquement à faire carrière lui-même, mais participait à préparer ceux qui allaient continuer après lui. La ICW était un endroit où les jeunes pouvaient apprendre devant un vrai public, où les vétérans pouvaient encore venir travailler et où des personnes pouvaient découvrir qu’il était possible de faire carrière dans la lutte sans nécessairement devoir commencer par une grande organisation américaine. Les archives de la ICW de la fin des années 1990 montrent d’ailleurs cette rencontre entre les générations, avec Ludger et sa famille entourés de vétérans comme Gino Brito, Jos Leduc et Georges Guimond, tout en donnant une place à de nombreux nouveaux lutteurs. C’est cette période qui allait laisser une empreinte durable dans la lutte québécoise, parce qu’une compagnie indépendante comme la ICW permettait de garder le milieu vivant alors que les grandes promotions québécoises qui l’avaient précédée n’existaient plus. Ludger, lui, n’avait jamais vraiment quitté le ring. Même après des décennies de carrière et malgré les blessures qui avaient profondément marqué son corps, il continuait à travailler avec les jeunes et à leur montrer les bases du métier. En 2013, le Journal de Montréal le décrivait encore comme le « grand manitou de la ICW » et racontait comment il continuait de transmettre son expérience aux jeunes lutteurs, alors qu’il avait déjà derrière lui plusieurs décennies dans le métier. Ce qui ressort de ces témoignages, ce n’est pas seulement la longévité d’un lutteur, mais l’attachement d’un homme à un milieu dont il ne voulait tout simplement pas se séparer. Il y avait aussi chez Ludger une volonté d’utiliser la lutte pour quelque chose qui dépassait le spectacle. Il était impliqué dans une fondation liée à la maladie de Crohn et organisait les 24 heures de lutte, un événement-bénéfice qui revenait chaque année et qui réunissait des lutteurs provenant de partout au Québec et même de l’Ontario. Pendant 24 heures, des lutteurs se relayaient dans le ring afin d’amasser des fonds pour cette cause, et l’événement était devenu suffisamment important pour attirer des noms qui dépassaient largement le cercle habituel de la ICW. PCO Pierre-Carl Ouellet a notamment participé à ces 24 heures de lutte, tout comme de nombreux autres lutteurs venus prêter main-forte à Ludger et à la cause. Une archive consacrée à la scène québécoise de l’époque rapporte d’ailleurs une édition ayant réuni plus de 60 lutteurs, ce qui donne une idée de l’ampleur que cette initiative avait prise. C’est peut-être justement ce qui explique le mieux la façon dont plusieurs personnes se souviennent de lui, parce qu’il avait cette capacité à rassembler les gens autour de la lutte même lorsque l’objectif dépassait largement le contenu d’un gala. Ludger Proulx laisse derrière lui plusieurs décennies consacrées à la lutte québécoise. Des Loisirs Saint-Jean-Baptiste à Lutte Internationale, puis avec la fondation et le développement de la ICW, il aura contribué à faire travailler et progresser plusieurs générations de lutteurs. Son implication dans les 24 heures de lutte pour la cause de la maladie de Crohn montre aussi qu’il savait utiliser cette passion pour rassembler les gens autour d’une cause qui lui tenait à cœur. À sa famille et à ses proches, particulièrement son frère Serge Proulx ainsi que Paul, Francis et Francesca Proulx, ainsi qu’Elene la femme qui a partager une grande partie de sa vie, nous offrons nos plus sincères condoléances. Nos sympathies vont également à ses amis, aux anciens de la ICW, aux lutteurs québécois et ontariens qui ont croisé sa route, ainsi qu’à tous ceux qui ont partagé avec lui une partie de cette longue histoire de la lutte au Québec. Ludger aura laissé sa marque, non seulement par ce qu’il a accompli lui-même, mais aussi par tous ceux qu’il a aidés à avancer. C’est probablement le plus bel héritage qu’un homme de lutte puisse laisser. Repose en paix, Ludger. Il est possible que des faits soient incorrects, mais le but était de vous présenté pourquoi Ludger Proulx était, et restera La Légende Vivante de la Lutte au Québec. Notre patron Jason Descôteaux tien à s’excuser de ne pas avoir composé le texte. Vous comprendrez qu’il est chambouler par le départ de l’un de ses plus gros mentor dans la lutte. Share on Facebook Share Share on TwitterTweet Share on Pinterest Share Share on LinkedIn Share Share on Digg Share Send email Mail Print Print